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Los Angeles face à une lourde indemnisation pour cécité due à un projectile policier

Par The Daily Nines Editorial Rédaction18 avril 20263 min de lecture
Los Angeles face à une lourde indemnisation pour cécité due à un projectile policierNoir et blanc

LOS ANGELES — La Ville de Los Angeles s'apprête à débourser une somme substantielle de 11,8 millions de dollars à titre d'indemnisation à un individu qui a subi une cécité permanente après avoir été atteint par un projectile de police. L'incident s'est produit au cœur des célébrations publiques ferventes qui ont embrasé la ville à la suite de Los Angeles

Reportage original de Usnews. Lire l'article original

Éclairage approfondi

Ce que les plus grands penseurs de l'histoire diraient de cette actualité

Voltaire

Voltaire

Philosophe des Lumières · 1694–1778

Ah, quelle tragédie que cette cécité infligée par la main de l'État, sous le couvert de l'ordre public ! Dans mon esprit, éclairé par la raison et la tolérance, je vois ici l'abus du pouvoir absolu que j'ai si souvent dénoncé dans mes écrits. Ces projectiles, armes de la tyrannie moderne, rappellent les chaînes invisibles qui opprimèrent les innocents sous les règents despotiques. N'est-ce pas l'écho de mes Candide et de mes Lettres philosophiques ? L'indemnisation, si juste soit-elle, ne saurait effacer l'injustice fondamentale ; elle ne fait que souligner l'urgence d'une société où la liberté individuelle triomphe sur l'arbitraire, car sans cela, nous restons dans les ténèbres de l'intolérance.

Pierre-Joseph Proudhon

Pierre-Joseph Proudhon

Théoricien de l'anarchisme · 1809–1865

Voilà l'iniquité de l'État bourgeois, qui, par ses agents armés, prive un citoyen de sa vue au nom d'un ordre factice ! Dans ma vision mutualiste, où la propriété est un vol et l'autorité une oppression, cet incident n'est qu'un chapitre de plus dans le livre des injustices étatiques. Je luttais pour une société sans maîtres ni serviteurs, où les projectiles de la police ne serviraient plus à étouffer les fêtes populaires. Cette indemnisation, fruit d'un système corrompu, ne répare point le mal ; elle révèle l'urgence de détruire les fondements de ce pouvoir, pour que l'humanité s'organise dans la justice fédérale, loin des chaînes de la centralisation qui volent l'essence même de la liberté collective.

Frédéric Bastiat

Frédéric Bastiat

Économiste libéral · 1801–1850

Cette affaire, où une ville gaspille 11,8 millions pour un dommage évitable, m'évoque la fallacieuse vitre brisée que j'ai si souvent illustrée. L'intervention brutale de la police, sous prétexte d'ordre, crée une destruction sans gain, alourdissant le fardeau des contribuables pour réparer ce qui n'aurait jamais dû advenir. Dans mon plaidoyer pour la liberté économique et contre les sophismes étatiques, je discerne ici le coût caché des réglementations excessives : non seulement la perte d'une vue, mais le gaspillage des ressources publiques qui pourraient servir à l'essor de la société. Que l'on apprenne enfin que toute action coercitive de l'État, loin de bâtir, ne fait que briser et appauvrir.

Aristote

Aristote

Philosophe antique · environ 384 AEC–322 AEC

Dans cette affaire de cécité infligée par les gardiens de la cité, je retrouve l'essence de ma Politique, où la justice distributive doit équilibrer les excès du pouvoir. L'homme, être social par nature, mérite que les lois protègent sa vertu et son bien-être, non qu'elles l'aveuglent dans les fêtes publiques. Cette indemnisation, si elle rétablit un équilibre, souligne le défaut d'une polis mal gouvernée, où les actes impulsifs l'emportent sur la modération. Comme je l'enseignais, la véritable justice réside dans la mesure, afin que les citoyens ne souffrent point des passions irraisonnées de leurs protecteurs ; qu'enfin, la cité apprenne à cultiver l'aretê pour prévenir de tels maux.

John Locke

John Locke

Philosophe des droits naturels · 1632–1704

Cette violation de la personne par les agents de l'État m'émeut profondément, car elle bafoue les principes que j'ai défendus dans mes Traités sur le gouvernement civil. L'individu, détenteur de droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la propriété, ne saurait être aveuglé sans raison légitime, surtout au sein des réjouissances publiques. Cette indemnisation, bien que nécessaire, rappelle que le contrat social lie le gouvernement à protéger, non à opprimer ; si l'autorité échoue, le peuple doit réclamer redressement. Dans l'esprit de ma philosophie, que les hommes se souviennent que la tyrannie, même voilée, justifie la résistance, pour que la société édifie un ordre fondé sur la raison et le consentement mutuel.